Marie-Cécile Naves

  • Comment penser le monde après Donald Trump et Jair Bolsonaro ? Comment expliquer l'aura d'Alexandria Ocasio-Cortez, de Jacinda Ardern ou de Greta Thunberg ?

    Le pouvoir prédateur sur les autres et la planète, incarné par les populismes néofascistes et le néolibéralisme, n'est pas une fatalité. Avec les crises démocratiques, environnementales, sanitaires et sociales que nous traversons, ce sont à la fois les récits, les agendas et les styles politiques qui doivent être questionnés. Le féminisme figure parmi les réponses. Fort d'une histoire plurielle, sur tous les continents, il est de plus en plus inclusif et transversal. Sur les plans théorique, pratique et programmatique, en multipliant les terrains d'expression et de revendication, il propose de renouveler les cadres de pensée pour construire un nouvel universel.

    Par l'onde de choc qui est la sienne, dont #MeToo n'est qu'un exemple, le féminisme, avec d'autres approches du réel, jette les bases d'un projet durable et solidaire. Il promeut aussi un nouveau leadership, fondé sur la coopération et la responsabilité collective. Dans des contextes de crise, le féminisme est indispensable au renouveau démocratique, à l'émergence d'une nouvelle forme de pouvoir, de l'action publique à l'entreprise, en passant par l'art ou encore le sport.

    L'ouvrage, clair et documenté, offre une grille de lecture de nos sociétés dans leur complexité. Il invite à repolitiser le monde, à recréer du commun, du débat, en s'appuyant sur l'imagination, le savoir et l'engagement de toutes et de tous.

  • Repères et clés pour décrypter l'actualité.
    Qu'y a-t-il derrière la formule "Make America Great Again" ? L'immigration, chance ou fardeau ? Quelles relations avec l'Union européenne ? Les Etats-Unis, toujours leader des industries numériques ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontestée, l'auteure propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.

    "Marie-Cécile Naves nous permet de comprendre les Etats-Unis, au-delà des tensions actuelles et du caractère erratique delà politique de Trump." Pascal Boniface.

  • Depuis le 8 novembre 2016, les « angry white men » ont leur président.

    Désireux de satisfaire « les hommes blancs en colère », Trump a placé au coeur de son projet le rétablissement d'une masculinité - blanche - hégémonique. C'est donc sous le prisme du genre que Marie-Cécile Naves propose une lecture aussi originale que convaincante de la politique intérieure et extérieure et de la communication du 45e président des États-Unis.
    Par contraste avec Obama, qu'il qualifie de « faible », Trump se met en scène en chef autoritaire en cultivant son impulsivité et sa misogynie.
    Il vise un illusoire retour à l'âge d'or de la domination mondiale des Etats-Unis en jouant sur les peurs identitaires et la nostalgie.
    Dans un contexte où les droits des femmes sont ouvertement attaqués pour défendre un patriarcat qui se sent menacé, Marie-Cécile Naves pose cette intéressante question : le féminisme peut-il prendre la tête de l'opposition à Trump ?

  • Liberté économique, liberté d'entreprise, liberté de circulation, liberté des moeurs, liberté religieuse ; obsession fiscale, obsession morale, obsession « raciale ». C'est dans les contradictions du libéralisme que l'Amérique d'aujourd'hui se dévoile le mieux : avortement, droits des minorités, rejet des élites de la côte Est, glorification des valeurs traditionnelles, crainte de la fin d'un leadership mondial. Et les mouvances de la droite américaine, ébranlée par l'élection de Barack Obama, fédèrent à présent des partisans par millions, qui expriment leur désarroi de voir s'évanouir le « fameux rêve américain », la nostalgie d'un âge d'or révolu ou mythifié, ainsi qu'une volonté de rester « entre soi ».
    Marie-Cécile Naves, spécialiste des États-Unis contemporains, retrace dans cet ouvrage les origines et l'évolution de ce nouveau visage des droites américaines.
    Elle explore et décrypte cette Amérique complexe, paradoxale, divisée.
    Cette Amérique qui dit « oui » au libre port d'armes, mais qui se méfie de l'émancipation des femmes. Cette Amérique qui a peur de la modernité, qui voit mettre à mal un modèle considéré comme invincible et qui redoute de disparaître.
    L'auteure explique comment les droites américaines et le Parti républicain veulent devenir des partis de propositions et gagner en crédibilité. Elle montre qui sont leurs nouveaux nouveaux alliés, notamment dans le monde économique : les grandes entreprises du Net (Google, Microsoft) versent désormais plus d'argent aux Républicains qu'aux Démocrates car ils exigent une diminution de la régulation économique et n'ont pas pardonné à la Maison-Blanche le scandale des écoutes de la NSA. Et comme souvent, les États-Unis constituent un miroir pour la France et la société civile. La France comme les États-Unis traversent une crise identitaire forte qui ne cesse de s'aggraver et les sujets de polémiques se traduisent dans les urnes. Marie-Cécile Naves pointe la convergence de certaines controverses des deux côtés de l'Atlantique, occasionnant ce qu'il faut bien désormais appeler une nouvelle guerre culturelle.

  • C'était l'outsider. Personne ne croyait qu'un non professionnel de la politique, bâtisseur de casinos, organisateur du concours de Miss Univers et coutumier d'outrances populistes, sexistes et xénophobes, pouvait être présidentiable. Mais ce stratège de la communication, ce disrupteur de la représentation politique traditionnelle a bousculé les règles du jeu et su profiter des divisions pour éliminer tous ses rivaux. Ce livre raconte le parcours et la stratégie de Donald Trump, showman doté d'un remarquable talent oratoire, d'une confiance absolue en son destin et d'une absence totale de vergogne. Ce magnat de l'immobilier, animateur de télé-réalité a compris l'exaspération de « ceux à qui plus personne ne parle » pour se poser en rempart contre les menaces extérieures et intérieures de l'Amérique, face au chaos réel ou fantasmé. La promesse du milliardaire est celle du retour vers un passé idéalisé, une nation fermée sur elle-même, mais rendue à son peuple. Trump est le révélateur et le bénéficiaire d'une Amérique prisonnière des lobbies et des calculs politiciens, de la défiance vis-à-vis des élites et de la peur de la disparition de l'« Amérique blanche ». Marie-Cécile Naves dévoile les implications pour le futur d'une prise de pouvoir par Trump et montre que cette vague populiste et identitaire risque de se répandre comme une onde de choc en Occident et dans le monde.

  • L'influence exercée par les néoconservateurs américains sur George W.
    Bush, particulièrement après les attentats du 11 septembre 2001, a été beaucoup médiatisée et commentée. Néanmoins, on ne peut réduire leur rôle à celui de conseillers géopolitiques ou militaires. La genèse sociale, politique et culturelle de ce mouvement de pensée, né avec la guerre froide, montre combien il est complexe. De l'interventionnisme en politique extérieure à la lutte contre l'affirmative action, en passant par la régulation du Welfare State, les néoconservateurs républicains et démocrates n'ont eu de cesse de se faire les prosélytes des valeurs libérales.
    Par la mise en place de réseaux, de revues et d'organismes de pensée politique influents ? les think tanks ?, ils ont obéi à une stratégie de large diffusion de leurs idées dans les champs politique, médiatique et éditorial. Les exemples des théories de la «Fin de l'histoire» et du « Choc des civilisations » l'illustrent. Au final, les néoconservateurs s'inscrivent dans une tradition américaine de l'expertise qui remonte à la fin du XIXe siècle.
    Peu populaires auprès de l'administration Obama, ils préparent aujourd'hui dans l'ombre leur retour aux affaires.

  • Pourquoi faire du sport?? L'accessibilité au sport est-elle la même pour tous?? Quelles influences cette activité a-t-elle sur la société?? Que représente l'économie du sport aujourd'hui?? Peut-on concilier «?développement durable?» et «?équipements sportifs des JO, coupes de monde, etc.?»?? Le dopage et la corruption sont-ils inéluctables?? Le monde du sport est-il autonome ou sous l'influence des pouvoirs??

    Les enjeux du sport demeurent largement sous-estimés dans notre pays par la plupart des responsables politiques, des leaders économiques, des médias et des dirigeants sportifs eux-mêmes.

    Dans «?Le pouvoir du sport?», Marie-Cécile Naves et Julian Jappert explorent tous les versants du sport. Ils montrent qu'il est tantôt paré de toutes les vertus, tantôt accusé de tous les maux, considéré comme trivial et secondaire. Il serait un facteur d'intégration et de vivre-ensemble, mais signifierait aussi le règne de l'argent-roi, de la corruption, du dopage. Tout ou rien. Ange ou démon. Comment expliquer ces deux visages antagonistes et incompatibles, et comment dépasser cette situation??

    - Les auteurs passent au crible les «?valeurs supposées?» du sport, son économie et ses dérives : le bénéfice santé de l'exercice physique, le rôle du sport et du spectacle sportif dans l'organisation sociale, l'émancipation et la cohésion sociale, le sport au travail, la marchandisation des sportifs, les dessous de l'organisation des événements sportifs, le dopage, la corruption, le communautarisme, la place des femmes, l'utilisation du sport comme levier diplomatique, etc.

    - Ils décryptent les statuts et les modes de fonctionnement opaques des organisations sportives et leurs relations d'interdépendance (UEFA, FIFA, CIO, etc.). Ils en expliquent les formes juridiques et les financements.

    - Ils mettent en évidence, entre autres, comment les grandes manifestations sportives ou les grands clubs, notamment de football, sont devenus un moyen de lobbying et un outil emblématique pour les pays souhaitant se positionner ou confirmer leur rang sur la scène internationale ou régionale. À travers l'organisation de compétitions majeures ou par leur investissement financier massif dans les disciplines sportives les plus populaires - le Qatar (Qatar 2022, PSG, beIN Sports, Open de tennis de Doha, Tour du Qatar), la Chine (JO 2008, Pékin 2022), la Russie (Grand prix de F1, Sotchi 2014, Coupe du monde 2018), Abou Dabi (Grand Prix de F1, Manchester City FC), etc., essayent de se rendre incontournables.

  • Les auteures de cet ouvrage ont pris comme base statistique les Zones Urbaines Sensibles et établissent un diagnostic sans appel : la discrimination coûte très cher à la société. 10 milliards d'euros de manque à gagner pour la collectivité. L'État investit et forme une jeunesse qui, faute d'embauche, ne contribue pas ensuite aux capacités productives du pays. Faute d'embauche en grande partie à cause de la discrimination... L'appel des auteures est clair : il faut non seulement repenser l'école républicaine, qui reproduit et fabrique de la ségragation, mais aussi inventer de nouvelles perspectives pour cette jeunesse larguée, mais également permettre la collecte de données sur les origines des individus et renforcer les sanctions contre les discriminations.
    Un essai audacieux.

  • La notion de mondialisation apparaît sur la scène au début des années 1990. Les grèves de l'automne-hiver 1995 et les mobilisations anti AMI ouvrent, quant à elles, dans les médias, de vastes interrogations sur ses formes, sa nature, voire sa réalité. Les articles et les entretiens de cet ouvrage visent ainsi à aborder les constructions et les définitions de la mondialisation dans différents registres de savoirs.

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